Nutrition

Les troubles du comportement alimentaire

Troubles de comportement alimentaire, TCA

Les troubles du comportement alimentaire sont multifactoriels, à la fois d’ordre biologique, psychologique et environnemental. Ils correspondent à des conduites alimentaires différentes de celles habituellement adoptées par des individus placés dans un même environnement nutritionnel et socioculturel.

Les troubles du comportement alimentaire (TCA) les plus courants

Grignotages

Ils correspondent à une consommation répétitive sur un mode fragmenté, sans faim ni envie, de petites quantités de nourriture souvent agréable et à caractère consolant (sucreries, chocolat, petit gâteaux, fromage, charcuterie, etc).

Ces grignotages deviennent pathologiques lorsqu’ils tendent à se substituer à un mode normal d’alimentation et qu’ils se développent comme une réponse comportementale stéréotypée, à des situations anxiogènes et stressantes, mais aussi à l’isolement et à l’ennui.

Compulsions

Nous passons du grignotage, aux accès impulsifs de sur-alimentation. En réalisant l’ingestion, de façon brutale et impulsive, en réponse à une envie irrépressible, d’aliments sources de plaisir.

Tachyphagie

La tachyphagie est le fait de manger trop vite : soit par un raccourcissement du temps entre deux bouchées, soit par une augmentation du volume de la bouchée, voire même les deux, amenant à une mastication insuffisante.

Hyperphagie

Il s’agit d’une alimentation excessive de nourriture, parfois en réponse à une frustration, avec une prise de poids considérable : souvent liée à des difficultés affectives et des tendances dépressives.

Boulimie

La boulimie correspond à une surconsommation alimentaire rapide et incontrôlable de quantités importantes de nourriture dans un temps limité. Souvent pratiquée en cachette et vécue dans l’angoisse, avec une notion de honte et de culpabilité.

Elle est peut-être, ou non, accompagnée d’un comportement de purge, le plus souvent par vomissement.

Anorexie

L’anorexie se caractérise par une peur intense d’être ou de devenir « gros(se) ». Il y a donc une forte volonté de perdre du poids, avec des restrictions alimentaires excessives, ainsi qu’une déformation de l’image corporelle.

C’est un trouble psychiatrique, renforcé par notre société moderne, avec une représentation de la beauté par le culte de la minceur.

Noctophagie

La noctophagie se définit par l’existence de crises alimentaires compulsives après 22 heures, qui engage une sortie du sommeil. Le patient se rendort plus sereinement après sa crise. Nous parlons de noctophagie, s’il n’y a jamais de crise diurne.

Mais il existe une multitude de troubles du comportement alimentaire moins courants :

  • Les restrictions chez les sportifs : Sous-alimentation en rapport à la dépense énergétique dans le but de perdre du poids. Très courant dans les sports à dominante aérobie (course à pieds, triathlon, cyclisme, …), les sports où le poids handicape la performance (saut en longueur, hauteur, perche, gymnastique, etc) et les sports artistiques avec la minceur comme culte du corps (danse, natation artistique, …).
  • L’orthorexie : caractérisée par la volonté obsessionnelle d’ingérer une nourriture saine et le rejet systématique des aliments perçus comme malsains.
  • Les phobies alimentaires : Refus catégorique de manger, parfois même de regarder, un aliment, généralement dû à un traumatisme, se développant quasiment toujours chez des personnes hyper-anxieuses, hypocondriaques et angoissées par la mort.
  • Le mérycisme : Régurgitation volontaire d’aliments partiellement digérés (rumination), sans crampe gastrique, comme le vomissement. Généralement chez les nourrissons, les jeunes enfants et les personnes souffrant d’un déficit intellectuel.
  • Le pica : Ingestions compulsives de substances non comestibles (terre, cailloux, savon, craie, papier, etc).

Que faire en cas de troubles du comportement alimentaire ?

Sortir d’un trouble du comportement alimentaire prend du temps et nécessite une prise en charge spécialisée, qui ne se limite pas seulement à l’alimentation, mais aussi à un travail de confiance en soi.

Si vous pensez qu’un de vos proches souffre de troubles du comportement alimentaire, suivez ces conseils :

  • Ne le jugez pas, essayez plutôt de l’écouter et de comprendre la souffrance qu’il y a derrière la maladie.
  • N’essayez pas de le raisonner, il souffre d’une distorsion de la réalité.
  • Encouragez-le à consulter un médecin ou psychologue et un diététicien, pouvant faire le diagnostic et l’aider dans sa prise en charge.
  • Soyez patient, cela peut prendre du temps.

Article écrit par Kévin Dumont de Health & Performance

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